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Publié le 14/09/2018

5 questions à Loïck Peyron

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La Route du Rhum à l’ancienne, c’est un projet qui vous tient à cœur depuis plusieurs années… Pourquoi ?
J’avais envie de revivre mes premières sensations quand j’avais 19 ans et que je traversais l’Atlantique en solitaire avant que les navigateurs par satellite n’existent. J’ai fait mes premières transats un peu comme Christophe Colomb… Ce vertige de l’incertitude, le fait de ne pas trop savoir où on est, de ne pas aller trop vite… Tout ça, j’avais envie de le revivre. J’aime bien mettre l’Histoire en lumière pour mieux voir l’avenir. Et je suis ravi de réaliser ce projet en compagnie d’ACTION ENFANCE.

Et quelle est l’histoire d’Happy, ce petit bateau jaune ?
Happy est le sistership d'Olympus, vainqueur de la première édition de la Route du Rhum en 1978. J’ai l’ai récupéré en Angleterre, rénové, investi avec des amis pendant quelques mois. Ce bateau, je trouve qu’il fait sourire et je l’ai rénové pendant le buzz de Pharell Williams avec sa chanson « Happy » … Ce nom lui va admirablement bien je trouve !

Pourquoi vous êtes-vous engagé auprès de la Fondation ACTION ENFANCE pour cette nouvelle édition de la Route du Rhum ?
Quitte à porter des jolies couleurs autant que ça serve à quelque chose ! Tous les enfants n’ont pas la chance de vivre dans des milieux familiaux aussi jolis que ce que j’ai eu la chance de vivre avec mes frères et sœurs. ACTION ENFANCE est l’un des organismes qui s’occupe justement de recueillir des enfants en difficulté. Je trouve joli de leur faire "traverser" l’Atlantique, de les faire rêver avec quelques poissons volants, d’avoir un joli spinnaker aux couleurs d’ACTION ENFANCE.

Vous-même issu d’une fratrie, c’est important de transmettre aux enfants accueillis à la Fondation les valeurs de la voile ?
Le fait d’être issu d’une famille nombreuse et le monde de la voile m’ont apportés de nombreuses valeurs. Mes parents nous éduquaient de manière assez stricte mais avec une grande liberté. Et j’essaye aujourd’hui de reproduire ce modèle-là avec mes propres enfants. Malheureusement, ça ne peut pas toujours être le cas. Dans les Villages d’Enfants on en a la preuve, mais heureusement que vous êtes là pour pallier ces absences parentales qui ne sont pas toujours voulues…
Si à chaque fois qu’on parle de la protection de l'enfance ça peut aider, alors il faut le faire.  Chaque petite goutte d’eau fera de grands ruisseaux.

Vous auriez un conseil de « grand frère » à donner aux jeunes d’ACTION ENFANCE ?
Il y en un, que je ne donne pas seulement aux enfants d’ailleurs, c’est le mot « respect ». J’essaye de l’appliquer à moi aussi. Juste un seul mot suffit. Si on arrive à l’appliquer à tout ce qu’on peut dire, tout ce qu’on peut faire, c’est déjà énorme.
Et il faut essayer de toujours prendre le bon côté des choses, il y en a toujours un !