Questions à François Sauvadet, Président du Conseil Département de la Côte d’Or, Président de départements de France.

Pourquoi avoir souhaité l’implantation de Villages d’Enfants et d’Adolescents en Côte-d’Or ?

— En Côte-d’Or, ce sont près de 3 400 enfants qui sont concernés par une mesure d’Aide sociale à l’enfance, un chiffre en constante augmentation depuis plusieurs années. La première priorité, c’est la prévention et nous devons tout faire pour que chaque enfant puisse se construire un parcours. Le placement en établissement doit rester la solution ultime et nous avons recherché toutes les solutions alternatives. Dans ce contexte, le Département de la Côte-d’Or a diversifié ses modes de prise en charge, à travers l’accompagnement des familles à domicile, la création de places en maisons d’enfants à caractère social (MECS), la création de lieux de vie et d’accueil et la mise en place de dispositifs de semi-autonomie. Pour autant l’offre de prise en charge collective en MECS ne correspond pas pleinement aux besoins et attentes de nombreux enfants. Les villages d’enfants sont des lieux importants car ils permettent de répondre à l’enjeu de non-séparation des fratries.

Pourquoi avoir choisi ACTION ENFANCE pour construire des Villages d’Enfants et d’Adolescents ?

La commission de sélection des projets a beaucoup apprécié la philosophie et les méthodes de travail d’ACTION ENFANCE. Son projet tend à offrir une prise en charge proche d’un modèle familial, permettant de donner un cadre stable aux enfants, tout en remédiant aux difficultés de recrutement de nouveaux assistants familiaux et en disposant d’un plateau technique support, de plus en plus nécessaire face aux difficultés marquées des jeunes confiés. Notre projet est ambitieux car il vise à créer une centaine de places. Pour des raisons pratiques, il était impératif que plusieurs sites soient recherchés, pour ne pas concentrer les activités et les éventuelles difficultés sur un même périmètre. La réponse apportée par ACTION ENFANCE concernant la création d’un Village d’Enfants et d’Adolescents sur deux sites est donc pleinement satisfaisante car elle nous permet d’adopter une approche dynamique, mais équilibrée, vis-à-vis des territoires d’accueil.

Quelles sont vos attentes concernant la dynamique locale et les relations avec le Département que vont créer ces implantations ?

La présence d’une cinquantaine d’enfants sur chacun des sites va contribuer à stabiliser l’offre scolaire, nourrir l’activité associative. Et plus globalement un impact sur la vie du territoire est attendu, notamment en termes d’emploi, d’activité et de vie des commerces.

La prise en charge proche d’un modèle familial permet de donner un cadre stable aux enfants.

En votre qualité de Président de Départements de France, quel regard portez-vous sur le projet de loi de refonte de la Protection de l’enfance co-porté par Stéphanie Rist et Gérald Darmanin ?

Les travaux de la commission d’enquête parlementaire sur les manquements des politiques de la Protection de l’enfance ont mis en évidence les difficultés auxquelles sont confrontés les Départements dans l’exercice de leurs missions d’Aide sociale à l’enfance, malgré les efforts budgétaires conduits. La Protection de l’enfance doit être une grande cause nationale. Et j’attends de l’État qu’il se réinvestisse d’urgence dans ses missions régaliennes de santé, d’éducation et de sécurité, pour le bien des enfants.

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